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À force de broyer – Ian Toyn, publié dans TreeCropper Magazine

J’ai acheté un broyeur Hansa C7 en 2014 après avoir été impressionné par une démonstration sur le stand Hansa lors des Fieldays, et je l’utilise toujours aujourd’hui. Hansa commercialise encore ce modèle avec les mêmes caractéristiques, même si sa conception a subi quelques modifications mineures.

Facilité d’utilisation

La conception repose sur un volant d’inertie de 12,5 kg équipé de deux couteaux, entraîné par un moteur tournant jusqu’à 2 850 tr/min. Les branches sont introduites dans une goulotte d’alimentation inclinée qui se rétrécit en direction du volant. La gravité facilite l’alimentation, tout comme le flux d’air généré par les couteaux en rotation et l’action de coupe des couteaux eux-mêmes. Si cela ne suffit pas à entraîner complètement une branche, la suivante peut être utilisée pour la pousser. Les branches latérales très ramifiées nécessitent souvent ce type d’aide, la goulotte rétrécissante contribuant à les plier ou à les casser. Les copeaux sont évacués par une goulotte de sortie ascendante vers un déflecteur permettant de les orienter dans la direction souhaitée.

Taille des branches

Les spécifications indiquent que la capacité maximale (c’est-à-dire le diamètre des branches) est nominalement de 70 mm. Pourtant, les couteaux mesurent 110 mm de long et l’ouverture de la goulotte d’alimentation est de 130 mm. Les deux couteaux sont décalés de manière à pouvoir théoriquement couper sur toute la largeur de 130 mm. En pratique, le diamètre maximal des branches pouvant être broyées dépend également de la manière dont l’utilisateur les introduit. Le broyage ralentit le volant d’inertie, ce qui nécessite des pauses afin qu’il retrouve son énergie cinétique. Les gros broyeurs utilisés par les arboristes automatisent ce processus – vous avez peut-être déjà entendu leur rythme caractéristique : « mord–pause–mord–pause ». Le C7 ne l’automatise pas ; il faut donc éviter d’introduire trop de matière à la fois. Il broie efficacement tant qu’on ne lui demande pas l’impossible. Ne vous attendez pas à ce qu’il traite des branches de plus de 70 mm de diamètre : l’ouverture plus large sert principalement à faciliter l’introduction de branches tordues ou irrégulières.

Mobilité

La machine est montée sur deux roues afin de faciliter son déplacement ; avec un poids supérieur à 90 kg, elle serait autrement difficile à manœuvrer. Elle roule facilement sur une surface plane et stabilisée, et je peux la pousser sur une pelouse envahie par le chiendent. Elle peut être équipée d’un dispositif de remorquage en option, avec soit un axe d’attelage pour une tondeuse autoportée, soit un attelage pour une barre de remorquage. Cependant, les roues ne sont pas homologuées pour la circulation routière. Si un ami souhaite l’emprunter, il faudra probablement la charger sur une remorque. Les roues sont plus petites que celles d’une brouette standard et ne sont donc pas idéales sur un terrain accidenté. En cas de crevaison, la solution la plus simple consiste à utiliser un produit d’étanchéité pour pneus (« slime »).

Entretien

L’entretien consiste à graisser quatre graisseurs, affûter les couteaux et tendre les courroies d’entraînement. Il est préférable de broyer les branches rapidement après la taille afin d’éviter qu’elles ne sèchent et ne durcissent, ce qui augmente le risque d’émousser les couteaux. Des couteaux moins affûtés ralentissent davantage le volant d’inertie et réduisent ainsi l’efficacité du broyage. Les propriétaires peuvent affûter eux-mêmes les couteaux, mais les revendeurs disposent généralement d’outils plus adaptés à cette tâche. Le moteur a toujours été, jusqu’à présent, un Honda GX200, un moteur essence quatre temps. La regrettable nécessité d’utiliser des combustibles fossiles ne devrait toutefois plus durer très longtemps : Ego propose déjà un moteur alimenté par batterie qui semble suffisamment puissant, tandis que Makita progresse à partir d’une solution moins puissante.

Résultat obtenu

Je broie généralement directement dans des caisses-palettes, non seulement parce qu’elles sont facilement accessibles pour le broyeur, mais aussi parce qu’elles permettent aux copeaux contenant de la matière verte de chauffer puis de refroidir avant leur utilisation. D’autres possibilités consistent à broyer directement à l’endroit où les copeaux seront utilisés, dans un conteneur comme une remorque ou encore en tas sur le sol. Astuce surprenante : une fourche à foin légère permet de ramasser facilement les copeaux, surtout lorsqu’ils ont reposé suffisamment longtemps pour que les champignons les agglomèrent entre eux.

Préférences alimentaires

La valeur d’un broyeur réside dans ce qu’il peut absorber, ce qu’il produit et l’efficacité avec laquelle il le fait. Le C7 peut traiter non seulement des branches, mais aussi d’autres végétaux. Par exemple, j’y passe des tiges de yacon et des hampes de Strelitzia. En revanche, j’évite les feuilles de cordyline et le bambou, bien que Hansa affirme qu’il pourrait les traiter. Une grande partie des matériaux que le C7 peut broyer produit ce que l’on appelle des copeaux de bois raméal fragmenté (BRF), que j’apprécie particulièrement. Ces copeaux sont de petite taille et présentent un rapport carbone/azote qui favorise une décomposition rapide tout en constituant une source de nourriture pour les champignons. Répandus autour des arbres, ils améliorent la structure du sol, tandis que les champignons transportent les nutriments vers les arbres. Le C7 est un modèle idéal pour produire du BRF : un modèle plus grand produirait des copeaux plus grossiers et les branches plus épaisses augmenteraient le rapport carbone/azote, tandis qu’un modèle plus petit serait moins efficace. Pour les petits jardins, un C7 serait excessif. Pour les voisins proches, c’est un monstre assourdissant.

Si vos besoins en matière de broyeur correspondent aux capacités du C7, comme c’est le cas pour moi, je le recommande vivement.

Publié dans TreeCropper Magazine, numéro 126, juin 2026.